mercredi 17 juin 2026

Dôme de Neige des Ecrins J2

 La nuit a été homéopathique...

"Il est trois heures

 et nous n'avons pas sommeil"

Pas grave "dans un instant ça va commencer" Ah les années 70 ...

Départ "ludique" en crampons sur une neige qui a bien regelé. 
Crampons enlevés pour  les dalles
 

qui permettent de rejoindre le glacier.


 où les cordées partant pour différentes voies s'agitent déjà. Belle ambiance, tout le monde est calme dans sa bulle.

"Le jour se lève sur la terre"... et 
"le projecteur va s'allumer..."
Nous voila dans la pente et la zone où il faut passer le plus vite possible. Nous ne sommes pas à l'abri d'une chute de séracs qui peut se produire n'importe quand.
La pente s'ennerve un peu mais la neige est bonne, les crampons
s'encrant parfaitement
Perrine a le sourire même si je ressens chez elle un peu de stress très communicatif, génétique.

La beauté de 
tout se qui nous entoure fait oublier nos inquiétudes.
3600 m, les haltes sont nombreuses mais nous avons le temps horaire et météorologique pour nous.
Des cordées nous précèdent
Nous nous rejoignons parfois
et échangeons
quelques paroles et nos capteurs de pixels et de bonheur.

Encore quelques haltes

un dernier selfie .
La traversée sous la barre est soumise aux chutes de cailloux, nous ne nous attardons pas.

Le passage de la rimaye se fait sans problème par un passage un peu plus raide

et nous voila sur le sommet.
Fier de ma fille...
Tous les sommets des Ecrins sont à nos pieds
même la reine Meije et son glacier Carré.


Une autre cordée arrive.


Merci pour les photos.
La descente est rapide. Nous voila à nouveau sous la barre de séracs.
Faut arrêter de faire la cacous là! Ca craint!
La zone dangereuse 
s'eloigne.
Barre Noire 
Nous reprenons
un rythme plus paisible. Il faut descendre depuis le sommet 2300m de dénivelé.
Le bout du glacier, derniers pièges et nous pouvons" couper le cordon", nous désencorder 
Même pas effarouchée.
Deux journées de vrai 

bonheur se terminent. Quelle chance j'ai d'avoir été accompagné de ma fille dans de tels moments.

Il parait que c'est réciproque. 

"C'est quand le bonheur?" Maintenant bien sur.

Et où? " Le bonheur est dans le pré"...de madame Carle. 

 


mardi 16 juin 2026

Dôme de Neige des Ecrins. J1

 Deux superbes journées en haute montagne avec Perrine. Deux journées de pur plaisir avec du stress dedans quand même, stress lié à la charge mentale( quand on emmène sa fille), liée aux dangers de la haute montagne: dangers objectifs(chute de séracs, pierres, crevasses) mais aussi éventuels défaillance technique de la cordée.(la difficulté de l'itinéraire restant modeste).

Le tout  expliquant le pourquoi de notre passion pour la montagne sans oublier bien sur la beauté sauvage des paysages rencontrés, l'ambiance particulière du refuge, les rencontres humaines, animalières, le froid le matin, le doute sur la réussite, le stress(!), etc...

Première journée: la montée au refuge.

Départ du pré de 


 Madame Carle.

Nous quittons les arbres et l'ombre qui va bien avec, la verdure 

pour nous retrouver bientôt
et pour 24 heures dans une ambiance "neige et rocs" comme disait Gaston.


Le massif du Pelvoux
et celui d'Ailefroide.


La météo est belle et stable.
Le refuge du glacier Blanc

puis arrivée au glacier éponyme.


 

Il est temps de s'encorder. Les premiers "trous" l'obligent.
Et voila notre "affaire" en vue.
Nouvel itinéraire pour rejoindre le refuge. Un passage dans des barres
réveille  et il faut
maintenir notre attention
jusqu'à(enfin!)
arriver à destination.
Ambiance
refuge.
Difficile de quitter des yeux la beauté des
paysages qui nous entourent.
Mais il se fait tard, il est est 19h...
un dernier regard au plus haut sommet du massif des Ecrins et nous allons nous coucher. La nuit sera courte...